pause. between lawn&cuffs

Public sound art
A sonic Break
Lawn&Cuffs / Freedom&Captivity / Inside&Outside


English version :

The Covid-19 pandemic forced society into great changes. Including, but, not limited to, a step away from the “productive” lives we had grown accustomed to living. It was also a moment to reflect on the inside and the outside worlds. Work and life, being free and locked. It was a unique opportunity to think about our soundscape in a meaningful and unique way.

Using sound as a medium, this project allow for a social and ecological reflection. First on how the indoor and the outdoor soundscapes can be defined as parts of a much broader (sonic) Eco-system. Then on the absence (total or partial) of one part of our sonic Eco-system or the other. And finally on how it affects us and our behavior.

This artistic proposal also aim to unravel the interactions between “sounds” and “beings” in these contexts (inside and outside, global health crisis…), by delving into the following questions:

  • What is the indoor soundscape constituted of?
  • What is the outdoor soundscape constituted of?
  • Do we need a distinction between both soundscapes?
  • Are the frontiers between these soundscapes even existing?
  • Why do we need to analyze those distinctions?
  • How can this focus on sound be a first step toward a broader social and ecological reflection on human interactions?

The selected absences created by indoor sound filters (walls, windows, architecture…) and the opportunity to experience particularly quiet natural and urban outdoor soundscape constituted two line of thought brought into focus during the Pandemic. There is probably more, I hope this sound exploration to be a trigger to unwrap them.

Technically, the installation consist of ten autonomous electronic modules (Arduino, solenoids, motors, speakers, transducers…) that explore the soundscape of this outside site by adding a new layer of sounds. These modules tap, scratch, vibrate and resonate on plants, trees, the ground, bikes racks, poles… The technology involved in this project constitute a link between the (sonic) modernity (computer, sensors, solar panels…) of our lives and the ecological concerns and questions that arise from the way we live, we produce, we interact, we classify and react as a society.

Welcome to pause. between lawn&cuffs, where natural, urban and electro-mechanical sounds mix to become tools responding to the ecological urgency, exploring the social sphere during these challenging times, proposing links and blurring the distinctions between inner and outer networks so we can hear, imagine reflect on and experience the Eco-system as a whole.


Supported, in part, by a grant from the City of Davis Arts & Cultural Affairs program.

A first occurrence of pause. between lawn&cuffs has been presented in G Street plaza in Davis, California between February 4th and February 28th 2021.


Version Francaise :

La pandémie de Covid-19 a contraint la société à de grands changements, notamment à s’éloigner des modes de vie “productives” auxquelles nous étions habitués. Ce fut aussi un moment de réflexion sur les mondes intérieurs et extérieurs, entre le travail et la vie, entre la liberté et l’isolement. C’était une occasion unique de réfléchir à notre paysage sonore de manière significative et unique.

En utilisant le son comme médium, ce projet permet une réflexion sociale et écologique. D’abord sur la façon dont les paysages sonores intérieurs et extérieurs peuvent être définis comme faisant partie d’un écosystème (sonore) beaucoup plus large. Ensuite, sur l’absence (totale ou partielle) d’une partie de notre écosystème sonore ou de l’autre. Enfin, sur la façon dont cela nous affecte, ainsi que notre comportement.

Cette proposition artistique vise également à démêler les interactions entre “sons” et “êtres” dans ces contextes (intérieur et extérieur, crise sanitaire mondiale…), en explorant les questions suivantes :

  • De quoi est constitué le paysage sonore intérieur ?
  • De quoi est constitué le paysage sonore extérieur ?
  • Avons-nous besoin de faire une distinction entre les deux paysages sonores ?
  • Les frontières entre ces paysages sonores existent-elles ?
  • Pourquoi avons-nous besoin d’analyser ces distinctions ?
  • Comment cette attention portée au son peut-elle être un premier pas vers une réflexion sociale et écologique plus large sur les interactions humaines ?

Les absences sélectionnées créées par les filtres sonores intérieurs (murs, fenêtres, architecture…) et l’opportunité de vivre des paysages sonores naturels et urbains particulièrement calmes ont constitué deux lignes de pensée mises en avant pendant la pandémie. Il y en a probablement d’autres, j’espère que cette exploration sonore pourra les dévoiler.

Techniquement, l’installation se compose de dix modules électroniques autonomes (Arduino, solénoïdes, moteurs, haut-parleurs, transducteurs…) qui explorent le paysage sonore de ce site extérieur en ajoutant une nouvelle couche de sons. Ces modules tapent, grattent, vibrent et résonnent sur les plantes, les arbres, le sol, les supports à vélos, les poteaux… La technologie impliquée dans ce projet constitue un lien entre la modernité (sonore) (ordinateur, capteurs, panneaux solaires…) de nos vies et les préoccupations écologiques et les questions qui découlent de la façon dont nous vivons, produisons, interagissons, classifions et réagissons en tant que société.

Bienvenue à pause. between lawn&cuffs, où les sons naturels, urbains et électromécaniques se mélangent pour devenir des outils répondant à l’urgence écologique, explorant la sphère sociale en ces temps difficiles, proposant des liens et brouillant les distinctions entre les réseaux intérieurs et extérieurs afin que nous puissions entendre, imaginer, réfléchir et vivre l’écosystème dans son ensemble.


Soutenu, en partie, par une subvention du programme des arts et des affaires culturelles de la ville de Davis.

Une première occurrence de pause. between lawn&cuffs a été présentée sur la place G Street à Davis, en Californie, entre le 4 et le 28 février 2021.